La revengeance des duchesses

Duchesses Carnaval Québec

Le roi de Québec et ses hivers.

Extrait du prologue

“Les deux temps de ma vie m’ont appris qu’il existe plusieurs hivers. Après tout, je suis né avec un premier hiver et je suis tombé avec deux autres un soir d’automne confus. Un temps, marqué par un contretemps, se résume ainsi.

La fin du contretemps, non sa solution, présagea sans surprise, avec les inconnus des lendemains cependant, l’horreur et la violence de l’autre temps. C’était programmé et gravé en moi.

[…]”

Mon rôle de duchesse a pris tout son sens hier. J’ai été émue comme rarement hier.

Bien que je ne le connaisse pas personnellement, François (nous tiendrons son nom de famille secret à sa demande), un fier résident de Ste-Foy, me soutien dans ma campagne, via le groupe facebook que j’ai créé. Il m’a raconté son histoire et ce qu’il m’a confié, m’a complètement bouleversé.

François est atteint d’une maladie (dont il préfère que l’on taise le nom) qui lui a fait perdre petit à petit l’usage de ses bras et de ses jambes. Il se déplace en fauteuil roulant. Il a appris à utiliser un logiciel de reconnaissance vocale à la fois pour naviguer et communiquer sur Internet que pour écrire dans un traitement de texte. Comme il est un homme de défis, François s’est lancé dans l’écriture d’un roman, qu’il a terminé au début du mois de janvier après un peu plus de 245 pages. Si tout va bien, le livre devrait paraître au début du mois de mars. Comment ne pas avoir d’admiration pour cet homme!
Voici un extrait de l’entrevue que je réalisé avec lui:

D’où est né ton goût pour la littérature?

Au plus loin que je me souvienne, c’est d’abord le livre qui m’a intéressé. L’objet. Mes parents ayant tous deux été professeurs de français, il y avait toujours un livre qui traînait sur la table on qui faisait régulièrement son apparition dans la grande bibliothèque familiale. Les couvertures attiraient mon attention. J’adorais escalader la bibliothèque pour en découvrir de nouvelles !

Mais bien honnêtement, malgré mon goût pour la lecture qui s’est développé, je n’ai jamais été un grand lecteur. Je me suis néanmoins inscrit en lettres au cégep, puis en littérature française à l’Université Laval. Un cheminement normal, dans la continuité, sans toutefois que mes parents m’y poussent. Mais la jeunesse étant faite de découvertes, de désillusions et de confirmations, j’avais voyagé en Europe à l’âge de 18 ans, à la fin de la première année de cégep, puis à la fin de celui-ci. La géographie m’ayant elle aussi toujours attirée – dans les livres, on voyage –, j’ai abandonné la littérature française pour la géographie, et finalement l’urbanisme à la maîtrise.

Comment ta maladie a-t-elle évolué au point de perdre l’usage de tes membres?

Ce que j’ai nommé l’hiver de tête dans mon roman s’est manifesté en moi au mois d’août 1995 ; des taches blanches ont été identifiées par un médecin et ce, deux semaines avant de partir à Prague pour une année universitaire. J’avais 22 ans. Après le cataclysme de la nouvelle, j’ai mené une vie normale. Mais la tempête s’est levée en 2000. Lentement, mais rapidement à l’échelle d’une vie, j’ai perdu graduellement l’usage de mes membres ; plus de difficultés à marcher, à écrire, soit avec un crayon ou à tapoter sur le clavier d’un ordinateur. Surtout à partir de 2007. De la marchette je suis passé au fauteuil roulant.

As-tu pensé de ne jamais pouvoir écrire à nouveau?

Oui, que ce soit à partir du le clavier ou de la souris qui semblait me fuir. C’était désespérant. À la fois pour naviguer sur Internet, qu’écrire des courriels ou sur mon blogue – abandonné en 2008 après cinq années. Ça me demandait beaucoup d’efforts. Ça m’épuisait.

Tu viens de terminer l’écriture d’un livre …

Le 15 janvier dernier, après deux années, après 245 pages, j’ai terminé l’écriture de « Tant d’hivers », mon premier manuscrit qui je l’espère, deviendra livre après l’envoi aux maisons d’édition. C’est ce qu’on appelle une autofiction. Une autofiction d’hivers et singulière, comme je me plais à la nommer.

J’ai toujours été amoureux de l’hiver. De l’hiver de froid d’abord, puis de l’hiver de mots. Le livre raconte des hivers à travers les maisons où je les ai vécus, à travers mes yeux dans la forêt et dans le champ de la Maison Blanche, la maison familiale. Il y a aussi les hivers de froid de ceux qui les ont vécus et affrontés, les ayant pris de front. Ce sont mes grands-pères. Il y a aussi un hiver de froid plus tempéré vécu à l’étranger. En Tchécoslovaquie plus exactement, à l’âge de 20 ans. Et finalement, mon hiver de tête.

Enfin… C’est compliqué. Il faudra lire mon roman ! Dans mon prologue, j’ai écrit : « Il y a tellement d’hivers en moi, de toutes natures. Tant d’hivers que je dois les raconter. »

Tu seras le premier au Québec à écrire un livre en utilisant le logiciel de reconnaissance vocale …

Sauf erreur, oui. J’en ferai certainement la promotion, afin de démontrer aux personnes vivant un handicap que celui-ci amène certes des deuils, des limites, que la vie telle qu’on l’avait espérée n’est peut-être pas possible, mais qu’on peut s’affranchir, s’épanouir et se donner un peu d’autonomie. Avec ce logiciel, je peux non seulement écrire, mais naviguer sur Internet, envoyer des courriels, configurer l’ordinateur, etc. Bref, ma parole remplace mes doigts et mes mains.

Quel est ton désir en publiant ce livre?
Je voulais réaliser beaucoup de choses dans ma vie. Ce sera en vain. Parfois j’ai l’impression ne pas avoir vécu les hivers que je raconte. En écrivant ils revivent.

Quel est ton plus grand souhait pour l’avenir?
Guérir évidemment.

Et pourquoi t’intéresses-tu au projet La Revengeance des duchesses ou pourquoi supportes-tu la duchesse de Ste-Foy ? ;)

Pour les nostalgiques dont je ne fais pas partie, la ville de Sainte-Foy a été avalée par la ville de Québec. Par humanisme, appuyer la duchesse de Sainte-Foy est pour moi de mettre un baume sur les plaies de ceux qui n’en sont pas guéris aujourd’hui. Puis la vie a rappelé leur reine il y a quelques années. Le duché de Sainte-Foy a droit à une nouvelle reine ! À plus forte raison cette année : elle est allumée, créative !

Je laisserai sous peu mon rôle de duchesse. Mais le sourire de François sera toujours pour moi, un sourire royal. Dans l’hiver, dans l’adversité, il avance. François le grand homme, François l’auteur, François le roi!

Emmanuel Bilodeau ou le chevalier des temps modernes

Vive facebook!

Grace à facebook, je suis entrée en contact avec le comédien Emmanuel Bilodeau. À ma grande surprise, il a accepté tout de suite et avec joie de me soutenir dans mon règne de duchesse de Ste-Foy. Après quelques tentatives pour qu’il trouve un trou dans son horaire très chargé pour me rendre visite à Québec, nous avons décidé que le mieux serait que nous nous rencontrions à Montréal.

« Qu’est-ce qui vous amène à Montréal ? », nous demanda Christiane Charrette. Mais c’est vous Christiane ! … et le beau Emmanuel Bilodeau!


Nous voulons faire partie de la gang!

Couriel envoyé à l’Association des Sainte Foy de France, regroupant les villes ou villages dont le nom comporte une référence à SAINTE FOY.

À qui de droit

Bonjour! Je me présente, Geneviève Côté, duchesse de Ste-Foy, dans la Ville de Québec, au Canada. Je vous écris afin de soumettre la candidature de mon quartier à l’Association des Sainte Foy de France. Je comprend que Ste-Foy ne soit présentement pas membre, comme elle n’est pas une ville européenne. Mais je vous demande de faire une exception afin que notre Ste-Foy maintenant fusionné à la Ville de Québec, ne tombe pas dans l’oubli.

Feu Andrée Boucher, jadis mairesse de Ste-Foy, vous a même déjà rendu visite. Nous nous devons donc de vous rendre la pareil. Il me fera un plaisir de vous accueillir dans mon royaume! Et pourquoi ne pas tenir votre prochain congrès annuel chez nous?

J’attends de vos nouvelles avec impatience.

Bien à vous,

signé, l’honorable Geneviève Côté
dit la duchesse futuriste de Ste-Foy

Vous trouvez qu’elle me ressemble, Sainte Foy?

Foy, fille d’un riche patricien romain, naquît vers l’an 290 de notre ère sous le règne de l’empereur Dioclétien. Enseignée en cachette par sa nourrice, elle épouse très tôt la foi chrétienne et sera confrontée à la colère de ses parents et à celle du proconsul de Guyenne Dacien.

Ce dernier, exaspéré par le refus obstiné de la jeune fille à tout reniement, ordonne d’atroces tortures par le feu puis sa décapitation alors qu’elle n’a que 13 ans…


Statue de Sainte Foy, dans l’ancien sanctuaire de Conques en Rouergue, dans les montagners de l’Avergne, en Europe.
L’image recueille les restes d’une jeune fille martyrisée à Agen sous l’empeteur Diocletien, en 303. Ces reliques furent volées à la cathédrale d’Agen par un moine de Conques, au Xe siècle.

Patin à glace, sur la meilleure glace!

Vous prévoyez pratiquer votre coup de patin à l’Anneau de glace Gaëtan Boucher de Ste-Foy incessamment? Si vous tenez à la vie, renoncez immédiatement! Le 3 janvier 2011, j’y ai pratiquement laissé ma peau! Plus d’une centaine de personnes entassées dans une petite bougle glacée. Une simple chute, et les lames frôlaient mon visage. Un mot: horreur!

Mais heureusement, ici, il pleut de la glace! Ste-Foy est le quartier de la ville de Québec où l’on retrouve le plus grand nombre de patinoires extérieures. Une quinzaine de surfaces glacées accessibles à tous.

Après en avoir testé plusieurs (j’aime ça moi, le patin, bon!), voici celle qui, à mon humble avis, est la plus attrayante:

La patinoire Les Primevères. En plus d’avoir l’immense qualité d’être située dans ma rue, la patinoire du Parc Les Primevères a une triple fonction.

À l’entrée, une petite plaque gelée, légèrement bosselée, qui familiarise les amateurs avec le lieu. Ah, cette sensation d’inconfort contrôlé, lorsque notre pied frôle la glace pour la toute première fois de l’hiver … ça n’a pas de prix. “Mais toutes les patinoires extérieures sont munies de cette surface partiellement gelée” me direz-vous. Tut tut tut, tut tut! Au Parc Les Primevères, la texture est particulièrement réussie. Les bosses sont étudiées avec soin.

La surface principale, elle, est beaucoup plus douce. Toujours fraichement arrosée, la glace est un véritable lit de velourrrrrrrs! Tel Peter Pan et Wendy, vous crirez: “Je vole! Je sais voler! Je crois aux fées!” Et que dire de la superficie de la patinoire! Le parfait terrain de jeu des enfants perdus.

Et maintenant, le chainon manquant: THE RING! Un chemin majestueux tracé à l’équerre. La vitesse qu’il est possible d’atteindre dans ce minuscule anneau de glace est surprenante. Vous y perdrez la tête jusqu’à réclamer votre mère.

Mais ce qui est surtout remarquable de cet attrait polaire paradisiaque, c’est le peu de patineurs que l’on y retrouve. IL N’Y A PAS UN CHAT! Optez pour le patin au parc Les Primevères!

La sainte paix, à Ste-Foy! Soyez égoïste, prenez toute la place … sauf la mienne!

Duchesse futuriste

Après la revitalisation de St-Roch, voici la revitalisation de Ste-Foy. Ste-Foy, le pouvoir économique. Ste-Foy, le futur est à nos portes.

Mais comment survivre à “l’après Mairesse Boucher”?
Visez le top! Oh, “Sainte-Foie”, priez pour nous!



Duchesse de Ste-Foy

Profession, hobbies :
Cultivatrice de mots et d’images. Telle une conquérante, je pars chaque jour à la recherche de l’idée de génie et d’invités captivants. Pour des sujets d’émissions ou de reportages télévisuels ou tout simplement pour les nombreuses réceptions que j’organise à la maison. Je suis une hôte hors pair. Servir le thé ou des hot dogs, même combat ; je le ferai avec grâce (indépendamment de mon taux d’alcoolémie). Remporter la mention de la « meilleure hôte de Québec » est mon but le plus cher, après celui de devenir Reine de Québec, bien sûr.

Talent caché:
La parole. Talent caché mais pas tant que ça! Je pense, la plupart du temps, avoir le mot juste. Et, malgré moi, je suis douée pour la sollicitation. Dans une autre vie, je devais être une madame Avon.

Quand vous étiez enfant, vous rêviez de devenir…
Actrice et mère de 10 enfants. Force est de constater que j’ai finalement opté pour une version allégée.

Que seriez vous prête à faire pour devenir LA Reine
Comme toute bonne duchesse, j’ai de la classe! Je garde donc mes mesquineries pour moi. mouhahahaha! Mais peu importe: je n’aurai pas à faire des courbettes, car “C’est MOI la REINE de Quatre-saisons!” hum, de Québec, pardon.

Sainte-Foy
Aux limites de Sainte-Foy, mon quartier, le quartier de l’Aéroport (autrefois Champigny) est un pôle central entre Sainte-Foy, Cap-Rouge, l’Ancienne Lorette et Saint-Augustin-De-Desmaures. On ne peut trouver meilleure représentante de la banlieue!

Je suis la seule duchesse possible pour Sainte-Foy. Fière représentante de la banlieue rapprochée, je vous comprends. Je comprends votre déchirement pour obtenir le meilleur des deux mondes. Je connais votre soif de dépenses folles et votre goût du plein air.

Comme tous les quartiers, Sainte-Foy a ses défauts. La surconsommation, et le manque de conscience écologique, sont souvent perceptibles ici. Mais je me ferai un devoir d’y remédier!

Sainte-Foy, le quartier de l’Université, du savoir. Sainte-Foy, c’est le triangle des Bermudes des centres d’achats (surtout le nouveau magasin Simons: Dieu existe!). Sainte-Foy, c’est se trouver un stationnement sans trop chercher et ne pas se sentir coupable lorsque l’on klaxonne; tout le monde le fait ici. Sainte-Foy, c’est les motels à bas prix des boulevards Hamel et Laurier. Sainte-Foy, c’est les supers marchés à profusion. Sainte-Foy, c’est des adolescents qui fument leur premier joint dans le sous-sol des parents (certains de ma génération y sont encore, mais ça, c’est une autre histoire).
Sainte-Foy, c’est mon lieu de travail, mon lieu de résidence, là ou j’élève mon “infent”.
Sainte-Foy, pour ses parcs, pour les modules de jeux les plus cool, pour la SAINTE PAIX.

Moi, duchesse Geneviève, la duchesse futuriste, je jure, sur le ventre de Bonhomme, de vous servir coûte que coûte, malgré toutes les médisances sur le trône de la défunte mairesse Boucher et son palais rose.

Amen